L'enfant uniqueEn quoi l'enfant sans frère et soeur est-il différent ?
Les enfants uniques ont une image à part : individus gâtés et égoïstes ou personnages plus matures, qu'est-ce qui les distingue des autres en réalité ?
Le nombre d’enfants uniques ne cesse d’augmenter, pour des raisons financières ou sociétales, puisque les statistiques montrent qu’une femme sur trois n’a qu’un seul enfant. Cet enfant unique bénéficiait jusqu’à présent d’une assez mauvaise image : gâté, capricieux, égoïste, tels étaient les adjectifs dont on le qualifiait généralement. Et souvent, la plupart d’entre eux avouait à l’âge adulte avoir subi cet état de fait comme un manque et regrettait l’absence d’un frère ou d’une sœur pour égayer son enfance. Qu'en est-il aujourd'hui ? L'enfant de tous les espoirsIl est vrai que l’enfant unique doit supporter tout seul le poids de l’investissement parental : il incarne à lui seul les rêves d’avenir de ses parents dont les attentes peuvent être pesantes. L’enfant aura quelquefois du mal à se sentir à la hauteur et il craindra de les décevoir : études plus poussées, moments de loisirs surchargés, tout sera mis en œuvre pour lui donner un maximum de chances dans l'élaboration de son parcours de vie. Aux parents donc de ne pas le charger de trop d’espoirs, de ne pas se projeter complètement dans cet enfant qui n’est pas le reflet d’eux-mêmes mais un individu à part entière. Autre dérive possible : la surprotection. L’enfant unique est souvent vécu par ses parents comme un trésor inestimable, à manipuler avec toutes les précautions possibles. Mais le mettre sous cloche n’est évidemment pas une solution. Bien au contraire, il devra apprendre à se frotter à ses pairs et souvent, l’école en sera la première occasion. Ce sera un lieu d’apprentissage important, y compris celui des règles sociales avec les conflits inévitables qui en découlent et qui seront très formateurs. La socialisation de l'enfant unique est un élément particulièrement important de son éducation, surtout en ce qui concerne la fréquentation d'enfants de son âge, que ce soit des cousins, des fils ou filles d'amis, ou des camarades de classe. Maturité et confiance en soiMais si ces points sont pris en compte, il n’y a aucune raison pour qu’un enfant unique ne s’épanouisse pas autant qu’un autre : il acquiert généralement une certaine confiance en lui à être le plus souvent en compagnie d’adultes et à échanger avec eux sur un mode plus égalitaire. Comme il a l'habitude de se confronter à des préoccupations de grandes personnes, il peut même paraître plus mature, contrairement aux tribus d'enfants qui se retrouvent à jouer dans leur chambre pendant que les parents discutent de sujets dont il sont exclus. Il sait aussi forcément mieux s‘arranger avec la solitude et cela peut favoriser son autonomie. Des avantages et des inconvénients donc, à gérer avec habileté. Quoi qu’il en soit, un enfant unique reste avant tout un enfant, c'est-à-dire ni un roi omnipotent ni un fragile trésor, et c’est seulement cela que les parents doivent garder à l’esprit pour conduire au mieux son éducation !
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